Lettre ouverte au Maire de Vertou

Publié le par BN 13

 

Bretagne Nantes 13

Stade Michel Lecointre

Bvd Maurice Bertin

44200 Nantes


Nantes, le 16 juin 2010

 

Objet : Lettre ouverte au Maire de Vertou – Laurent Dejoie

 


Monsieur Le Maire,

 

Nous tenons à vous faire part de notre indignation suite à vos propos tenus le 30 mai 2010 et repris dans l’édition du 31 mai 2010 des quotidiens Ouest France et Presse Océan. Ceux-ci concernaient l'accident de circulation intervenu dans la nuit du 29 au 30 mai et impliquant Jean Marc Goujon et Gwendal Carré, tous deux décédés.

 

Gwendal Carré était le Vice-Président du club de Bretagne Nantes 13. Il a oeuvré pendant plus de 17 ans pour le développement du rugby à 13 dans la région nantaise, en tant que joueur, emploi jeune, fondateur du club de la Boissière 13, et en charge jusque là de l'école de rugby de notre club. A ce titre, dans la nuit du 29 au 30 mai, Gwendal venait d'accompagner nos jeunes à un tournoi dans la région parisienne. Il rentrait chez lui, rejoindre sa compagne Aurélie et son fils Gabin (2 ans).

 

Vous avez, le lendemain de l'accident, déclaré et qualifié Jean Marc Goujon de « garçon sympa et stable ». En tant que maire d’une commune, il nous apparaît inopportun de s’exprimer sur un accident dont on ne connaît pas les circonstances. La retenue s’imposait compte tenu des conséquences de l’accident. La famille et l'ensemble des membres de notre club ont perçu votre déclaration comme offensante et irrespectueuse.

 

Nous vous demandons de bien vouloir présenter vos excuses sans tarder à l'attention de sa famille et des membres de notre club. Le 30 mai, trop peu d'éléments étaient en votre possession et par respect pour les 2 familles, vous n'aviez pas à porter un jugement de valeur sur l’un des 2 défunts (À cet égard, vous relèverez que la famille de Gwendal et nous-même, ne nous sommes pas exprimés à ce sujet).

 

L'enquête n'est, à ce jour, pas terminée, mais les premiers éléments sont accablants à l'encontre de Jean Marc Goujon : alcool, circulation à contre sens,...

En résumé, Jean Marc Goujon était en possession d'une arme : son véhicule. En circulant à contre sens sous l’emprise de l’alcool, il a tiré. Sa balle a touché notre ami Gwendal.

 

Non, Monsieur Le Maire, Jean Marc Goujon n'était pas un garçon "sympa et stable" cette nuit-là. Vos propos blessent les proches de Gwendal Carré.

 

Quand on occupe un poste à responsabilité, on doit aussi savoir reconnaître ses erreurs.

 

Nous comptons donc sur votre diligence et vous prions de croire, Monsieur Le Maire, en l'expression de nos sentiments distingués.

 

 

Sylvain Vidaillac

Président du Bretagne Nantes 13


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